ANTOINE ORDONAUD
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A noir E blanc I rouge U vert O bleu voyelles Je dirai quelque jour vos naissances latentes A noir corset velu des mouches eclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles U cycles vibrements divins des mers virides Paix des patis semes d animaux paix des rides Que l alchimie imprime aux grands fronts studieux Humide encor d amour qui suit la fuite douce Des Fesses blanches jusqu au coeur de son ourlet Des filaments pareils a des larmes de lait Ont pleure sous le vent cruel qui les repousse A travers de petits caillots de marne rousse Pour s aller perdre ou la pente les appelait Mon Reve s aboucha souvent a sa ventouse Mon ame du coit materiel jalouse En fit son larmier fauve et son nid de sanglots C est l olive pamee et la flute caline Obscur et fronce comme un oeillet violet Il respire humblement tapi parmi la mousse Golfes d ombre E candeurs des vapeurs et des tentes Lances des glaciers fiers rois blancs frissons d ombelles I pourpres sang crache rire des levres belles Dans la colere ou les ivresses penitentes O supreme Clairon plein des strideurs etranges Silences traverses des Mondes et des Anges O l Omega rayon violet de Ses Yeux
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